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Niger: Opération New Nero

Niger, Opération New Nero

Le Niger fait face à de fortes pressions sécuritaires en raison de sa situation géographique particulière. Le pays est, en effet, entouré d'organisations extrémistes violentes. Il est également situé à l'intersection d'anciennes routes de trafics illégaux.

Cette situation instable a un impact négatif sur la sécurité, la prospérité et le bien-être des citoyens européens en raison du terrorisme, de la piraterie, de la criminalité internationale (y compris le trafic de drogue, d'armes et d'êtres humains), de l'immigration illégale et des flux de réfugiés.

La Défense entend contribuer par anticipation au renforcement des capacités et au soutien du pays dans sa lutte contre le terrorisme. Cette contribution, bien que considérée comme une aide bilatérale au Niger, est un effort coordonné avec d'autres pays partenaires présents au Niger (USA, Canada, Allemagne, France et Italie).

À cette fin, la Défense prévoit en 2020 :

  • Une équipe de liaison avancée des opérations spéciales (Special Operations Forward Liaison Team) composée d'une quinzaine de militaires pendant toute l'année. Le détachement peut également être chargé d'exécuter un certain nombre de missions spécifiques d'instructions.
  • Dans les environs de Niamey, une contribution d'environ cinq militaires durant environ trois mois pour mener à bien un programme d'entraînement tactique avec des unités nigériennes et simultanément démarrer et agrandir un centre d'entraînement national (nigériens). 
  • Une assistance militaire par le biais d'une formation supplémentaire dispensée aux unités d'intervention des forces armées nigériennes à Maradi avec une quarantaine de militaires tout au long de l'année et 35 militaires supplémentaires pendant quatre mois.
  • D’assurer la poursuite de l'entraînement des éléments du Bataillon de Surveillance et de Reconnaissance à partir de Niamey avec 15 militaires pendant quatre mois. 
  • De donner une formation supplémentaire à la Compagnie Mobile de Contrôle de Frontière et à l’unité Spéciale d’Intervention de la Gendarmerie avec respectivement 10 militaires pendant trois mois et cinq militaires pendant trois mois.
  • De monitorer et soutenir le développement du Centre National d’Entraînement Commando avec une équipe de cinq personnes pendant un mois.
  • De poursuivre l'effort dans le domaine de la Naval Small Craft Instruction and Technical Training School (NAVSCIATTS), un projet américain en faveur de l'Initiative du Lac Tchad, avec quatre militaires sur une période de 11 semaines. Cette formation est dispensée en partie aux États-Unis et au Niger.
  • D’assurer la formation et l'entraînement d'une unité d'escorte motorisée nigérienne avec environ cinq militaires pendant deux périodes de cinq semaines.