-A A +A

Autres informations et services officiels: www.belgium.be

The right woman at the right place

The right woman at the right place

 

En 1975, la Défense ouvrait ses portes aux femmes avec succès. Chez les officiers, elles représentent la proportion la plus élevée avec près de douze pourcents. L’une d’elles, le capitaine de frégate Pascale Van Leeuwen, est atypique.

Le 29 août dernier, le capitaine de frégate Van Leeuwen prenait le commandement du Mine Countermeasure vessels Operation Sea Training (MOST), centre belgo-néerlandais d’entraînement des navires de lutte contre les mines. Nous lui avons posé quelques questions sur son travail, sa vision et sa vie familiale.

À l'époque, vous étiez la première à devenir « commandante » d'un chasseur de mines. Vous êtes à présent la première à la tête du MOST. Une fonction appelée HMOST. Quel sentiment cela vous procure-t-il ?

Il faut toujours une première fois ! C’est une évolution saine dans le monde dans lequel nous vivons actuellement.

Quelle est la nécessité du MOST ?

Grâce à nos deux équipes, nous pouvons préparer les capacités de chasse aux mines des Marines belge et néerlandaise à toutes les missions qui leur incomberont n’importe où dans le monde. Pour moi, c’est une grande fierté.

Notre capacité de lutte contre les mines est en train d’être entièrement renouvelée. Quels nouveaux défis cela représente pour MOST ?

Ce renouvèlement est un grand défi pour mon équipe et pour la direction de la Marine. Différents groupes élaborent le nouveau concept car notre gestion opérationnelle et notre formation doivent également être réécrites, sans parler de notre nouvelle conception du travail à bord : nous fonctionnerons avec un équipage de base flanqué de différents modules en fonction de la mission.

L'utilisation de drones devient de plus en plus importante. Qu'est-ce que cela signifie ?

C’est assez nouveau pour nous. Nous utilisions déjà des drones sous-marins tels que le Seafox mais à l'avenir, nous ferons également appel à des drones de surface et à d’autres survolant la surface de l’eau. Là aussi, nous devrons former les gens selon les besoins, envoyer bon nombre d’entre eux en formation et utiliser les compétences déjà acquises.

Combiner une vie de mère de famille à celle d’officier de marine, est-ce une combinaison gagnante ?

Ce n'était pas facile au début de ma carrière. Les jeunes enfants ont régulièrement un rhume et ils contractent des maladies infantiles. Néanmoins, j'ai toujours pu compter sur mes parents et sur un réseau d'amis quand ce n'était vraiment pas possible pour eux. En tant que HMOST, je suis également partie mais maintenant que les enfants ont grandi, ces problèmes se sont résorbés.

Quelle est votre vision de l'avenir de la Marine ?

Elle fait face à un avenir radieux. Dans les dix prochaines années, nous renouvellerons notre capacité de lutte contre les mines, notre capacité d’escorte de surface ainsi que nos drones. C’est un rêve pour les jeunes qui souhaitent travailler avec nous. J’entrevois déjà un brillant avenir !