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Les Lanciers resserrent l’étau de la guerre urbaine

Les Lanciers resserrent l’étau de la guerre urbaine

 

Nous semblions être parfois sur le tournage de Black Hawk Down. Au Centre d'entraînement aux actions en zone urbaine (CENZUB), une compagnie interarmes belge se formait à l'attaque et à la défense d’agglomérations. Lorsque vous vous trouviez au cœur de l’action, le chaos semblait prédominer mais chaque mouvement était planifié et soigneusement adapté à chaque étape.

Vous pouvez comparer le village d'entraînement de Jeoffrécourt à une bourgade moyenne du nord de la France. On y trouve un marché, une petite boulangerie, une boucherie sur un coin et même une pharmacie. À en croire, du moins, les différents panneaux qui ornent les bâtiments de ce site d'entraînement… Les instructeurs français essayaient de rendre l’ensemble le plus réaliste possible. « Nous nous entraînons avec les Français pour nous enrichir des doctrines de chacun », expliquait le colonel Dourte, commandant du Bataillon 1/3 Lanciers.

Heureusement, les Lanciers n’étaient pas isolés dans l’action. Ils bénéficiaient de l’appui d'éléments du 4 Bataillon Génie, du 4 Bataillon Logistique et d'une équipe appui-feu du Bataillon Artillerie. « Une communication rapide mais claire est indispensable », rappelait l'un des instructeurs français. « On trouve, par exemple, des obstacles placés par l’ennemi dans les rues du village. Le génie doit ainsi prendre des mesures visant à aider les forces terrestres. »

Le rôle de défenseur - en fait l'ennemi - du village était pris très à cœur par quelques dizaines de militaires français. Ils utilisaient le terme FORAD pour Force(s) adverse(s) alors qu’Opposing Force (OPFOR) nous est plus familier. Olivier, l’un d’eux, nous expliquait en riant : « Pendant cette période d'entraînement, notre boulot est de rendre la vie difficile à nos collègues belges. Mais demain, les instructeurs changeront simplement de rôle. Ils défendront le village et nous attaquerons. »

Dans de tels scénarios pratiques, chaque rue, maison ou pièce a son importance. Parfois, seul un mur de béton de 10 cm d'épaisseur séparait une poignée de militaires belges de leurs homologues français sans qu'ils en soient conscients. S’exercer à ce genre de « guerre urbaine » n'est jamais inutile car esprit combattif et prise rapide de décisions sont stimulés.

Outre les unités qui participaient activement à la manœuvre, celles des communications et de la médicale apportaient également leur contribution à ce dispositif.

La coopération entre forces belges et françaises ne peut avoir qu'un impact positif sur le projet CaMo, le nouveau partenariat stratégique qui lie ces deux pays.