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Le peloton mortiers change temporairement son fusil d’épaule

Le peloton mortiers change temporairement son fusil d’épaule

 

Five minutes! crie Ben qui lève la main pour appeler ses troupes. Il fait partie d'une équipe de reconnaissance chargée de sécuriser la zone d'atterrissage des pièces d'artillerie. Cinq minutes plus tard, un hélicoptère NH90 gronde à la verticale du Groot Schietveld à Brasschaat, un obusier en dessous de lui.

« En tant que membres du peloton mortiers, il est logique que nous nous entraînions avec des mortiers », explique Michael, lieutenant de cette batterie. « En raison d’une grande différence quant aux centres de gravité des mortiers et obusiers, les pilotes d'hélicoptère nous avaient demandé s’il était possible d’utiliser des obusiers pendant l'exercice. Ils pouvaient, de cette manière, maintenir leurs compétences pratiques à niveau. »

L'équipe de reconnaissance de Ben s'assure que les hélicos peuvent déposer leur charge derrière les lignes fictives ennemies en toute sécurité. « Nous arrivons cinq minutes avant que les pilotes ne déposent la pièce avec le filet cargo. Déterminer les coordonnées, la direction du déploiement des pièces d'artillerie ainsi que placer les flèches visant à renseigner la zone de largage, sont autant d’actions qui doivent toutes être effectuées le plus rapidement possible. Les délais sont d'une importance capitale. » Certains militaires placent des flèches de plastique orange vif à l’aide de piquets en acier enfouis dans le sol. Les pilotes savent ainsi immédiatement dans quelle direction placer cet engin de plus de 1 600 kilos.

Lorsque les canons, les munitions et les hommes sont regroupés, une course contre la montre s’engage pour orienter ces pièces vers la cible. « Dans ce scénario, nous soutenons des éclaireurs (pathfinders) qui souhaitent intercepter une cible importante à quinze kilomètres d’eux », explique Michael. « Nos observateurs avancés sont dispersés dans la zone d’opération de ces pathfinders. Lorsque nous devons tirer, ils nous renseignent de la précision de nos tirs. »

Les obusiers ne sont pas les seuls nouveaux composants dont les para-commandos disposent aujourd'hui pour l’entraînement. Ces derniers testent également le PRC-117, un nouveau type de radio. « Aujourd'hui, l’opportunité de tester la portée et les capacités de cette dataradio est optimale », ajoute le lieutenant. « Sa portée théorique est de 15 kilomètres au niveau du sol mais dans la pratique cela peut parfois varier », s’en amuse-t-il.