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Le Léopold I dans l’ombre du géant français

Le Léopold I dans l’ombre du géant français

 

La frégate F930 Léopold I rencontrera l'imposant porte-avions français Charles de Gaulle (CdG) près du détroit de Gibraltar. À l'horizon, le monstre nucléaire ressemble à une tête d'épingle. Mais beaucoup restent bouche bée lorsqu’ils côtoient le CdG. L'équipage belge devrait s'y habituer, car il fera partie de la Task Force 473 du Groupe Aéronaval (GAN) encadrant le porte-avions français jusqu'à fin avril. 

L'escorte de navires est l'une des tâches essentielles des frégates. En escortant le porte-avions nucléaire Charles de Gaulle lors de sa mission Foch, le Léopold I porte une grande responsabilité sur ses épaules.

Le GAN autour du CdG traversait le détroit de Gibraltar début mars pour mener des opérations dans l'Atlantique et la mer du Nord pendant ce mois. La collecte d'informations sur la situation maritime dans la zone euro-atlantique est l’un des points majeurs figurant à son agenda.

Depuis le port de Malaga dans le sud de l'Espagne, notre frégate rejoindra le GAN pour assurer la sécurité du navire français. Outre les navires de la Marine nationale française et de la frégate belge, l'Espagne (Blas De Lezo), l'Allemagne (Lübeck), le Portugal (Corte Real), le Danemark (Iever Huitfeld) et le néerlandais (Evertsen) soutiendront également cette flotte internationale.

Le capitaine de frégate Nico Cottyn, commandant du Léopold I, parle de sa mission dans un langage imagé. « Nous sommes pour ainsi dire un partenaire d’exercice du porte-avions français », annonce-t-il fièrement. « Nous opérons très près du transporteur et sommes parfois juste à ses côtés. »

Nous remarquons comment le CdG fonctionne pratiquement lorsque des patrouilles aériennes décollent avec des chasseurs Rafale et un avion radar E2C Hawkeye. Dès l’instant où les avions quittent le pont d’envol jusqu'à ce que leurs roues le touchent à nouveau, nous nous tenons à un jet de pierre du mastodonte. « En cas de problème(s) au décollage ou à l'atterrissage, nous intervenons immédiatement », explique Cottyn.

« Notre tâche première est de pleinement coopérer avec le Groupe Aéronaval mais de nombreux militaires se voient également enseigner leur tâche principale », poursuit-il. « Certains sont loin de chez eux pour plus d'une semaine et pour la première fois. Chaque membre d'équipage doit bien connaître ses tâches en détail. »

C'est précisément parce que les hommes et les femmes du Léopold I les maîtrisent parfaitement que les Français peuvent compter sur l’excellence du savoir-faire de la Marine belge.