-A A +A

Autres informations et services officiels: www.belgium.be

Guerre contre les fake news en ces temps de Coronavirus

Guerre contre les fake news en ces temps de Coronavirus


Le Service Général du Renseignement et de la Sécurité (SGRS) a récemment mis en place la plateforme Information Warfare. Celle-ci aide à la lutte contre la propagation de la désinformation, en étroite collaboration avec la Sûreté de l'État. Les infos circulant autour du Covid-19 semblent également poser un grand problème.

Au SGRS, différents sous-services spécialisés du renseignement militaire assurent notre sécurité. Il en va de même dans le domaine numérique. Un nouveau groupe de travail fut créé en 2019 pour aider la Sûreté de l'État à identifier des manipulations extérieures dans le cadre des élections nationales et européennes. Les irrégularités survenues dans la question catalane et lors des élections italiennes et françaises ont démontré qu'il s'agissait d'un vrai problème. Après que le groupe de travail eut prouvé sa valeur dans la chasse aux fake news, le SGRS créait officiellement une plateforme Information Warfare.
Les tâches principales de la plateforme sont le suivi, la détection et l'analyse de la diffusion de l'information et des médias. Elle rend compte tant au sein de la Défense qu'aux services de sécurité nationaux et internationaux. Plus concrètement, ses membres vérifient principalement en ligne et sur les réseaux sociaux si des groupes abusent d'une situation donnée et peuvent constituer une menace. Celle-ci peut être dirigée contre la Belgique mais aussi contre l'OTAN ou l'Europe, importantes institutions partenaires ayant leur siège dans notre pays.
« En raison de l'évolution rapide des médias sociaux, la propagande est une arme bien réelle et efficace et ce, encore plus qu'avant », explique un collaborateur. « Lorsque les gens sont incertains ou effrayés par ce qui se passe, il est encore plus facile de les influencer. Pendant le confinement actuel, ils recherchent activement plus d'infos. Outre les médias classiques, les médias sociaux constituent une source de plus en plus importante. Ceux qui les maîtrisent, peuvent exercer une énorme influence sur la perception de populations avec un minimum d'efforts. Prenons les nombreuses images d'avions et de convois russes et chinois qui viennent aider les pays européens à enrayer le Covid-19 à titre d'exemple. Elles nous montrent que ces pays nous viennent en aide alors qu'ils sont dépeints comme nos ennemis depuis de nombreuses années. Bien que les soins de santé relèvent bien évidemment d'une compétence nationale, ils répandent ainsi une image d'échec de l'UE ou de l'OTAN. On constate que ces images ont un impact. À leur tour, elles soulèvent bon nombre de réactions sur les médias sociaux, voire négatives, en particulier envers l'UE et l'OTAN. »
En cette période de coronavirus, le service continuera donc de « partir à la chasse » et ce, toujours avec l'étroite collaboration des services de la Sûreté de l'État et celles d'autres services gouvernementaux concernés. Une tâche énorme car l'afflux d'informations est colossal. Les spécialistes cernent cependant rapidement les influenceurs. « Nous travaillons dans une énorme botte de foin mais nous repérons de plus en plus d'aiguilles. »