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Chasseur de mines M916 Bellis devant la côte danoise

Chasseur de mines M916 Bellis devant la côte danoise


Au cours de ces deux dernières semaines, le M916 Bellis a participé, avec l’escadre de l’OTAN, SNMCMG1 (Standing NATO Mine Countermeasures Group 1), à l’opération Northern HODOPS le long de la côte danoise. Pour celle-ci, le Bellis avait embarqué six plongeurs EOD (Explosive Ordnance Disposal) portugais ainsi que leur GAVIA (un drone autonome semblable au REMUS).

Malgré une météo difficile, le Bellis a réussi à détecter trois mines anglaises ainsi qu’une torpille datant toutes quatre de la Seconde Guerre mondiale. Le temps disponible étant limité, nous n’avons pu détruire que deux de ces mines, laissant la torpille aux bons soins de notre collègue néerlandais. La dernière mine sera, quant à elle, détruite dans les semaines à venir. Pour conclure cette période intensive, le navire et son équipage peuvent désormais profiter d’une escale bien méritée à Arhus au Danemark.

Le Remus, ressemblant à une torpille pour un non-initié, est un appareil de type Unmanned Shallow Water (détection sans pilote en eau peu profonde). Il navigue à trois mètres au-dessus du fond marin et son side scan sonar balaye latéralement sur 30 mètres, en suivant un schéma de recherche préalablement défini.

Ce robot communique sa position et son état par ondes sonores à un Tow Fish, petit appareil immergé en forme de poisson. Ce dernier est relié par un câble à une console de lecture de données appelée Ranger. À l'issue de son run, les images et informations collectées sont analysées par l'opérateur. Ces données n'étant pas disponibles en temps réel, la durée d'analyse correspond à celle de la mission, en sachant que l'autonomie du Remus varie de 6 à 10 heures.

Un regard humain et l'expérience sont nécessaires à la détection d'objets ; le courant, la météo, le sens du scan, le type de sol, la température et la salinité étant une liste non exhaustive des facteurs qui entrent en ligne de compte. « Cela constitue une base de données trop grande pour qu'un logiciel puisse déterminer si l'objet est une mine ou autre chose », explique un marin. En cas de détection d'un objet suspect, l'envoi de plongeurs ou d'un SeaFox, petit submersible filoguidé, permet une analyse approfondie voire la destruction de l'objet si nécessaire.